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Publié le 20 janvier 2011, modifié le 23 juin 2013

Faut-il avoir peur de la carte scolaire ?

Le ministère de l’Éducation nationale a décidé de repousser les opérations de carte scolaire du premier degré au lendemain des élections cantonales. Si cette décision politique commence à devenir malheureusement habituelle, elle prouve une nouvelle fois que le gouvernement n’assume pas ses choix politiques, ou tout du moins qu’il a peur de perdre des élections à cause de ses mauvais choix éducatifs. Si, à l’inverse, le calendrier est maintenu dans le second degré, c’est parce que les mesures de carte scolaire sont moins visibles à cette période de l’année, puisqu’on connait les suppressions d’ETP (équivalents temps plein), mais pas leurs conséquences dans les établissements.

Le report de cette carte scolaire en avril est inacceptable parce qu’il va avoir des incidences importantes à la fois sur le mouvement des professeurs des écoles et instituteurs, et sur les conditions de travail des agents administratifs des inspections académiques.

Pour le Sgen-CFDT, aucune échéance politique ne doit influer sur le calendrier scolaire. Le gouvernement doit assumer ses choix budgétaires, y compris leurs conséquences électorales.

Communiqué fédéral


Une catastrophe pour l’académie de Grenoble

Le comité technique paritaire académique (CTPA) qui se tiendra jeudi 20 janvier (et que le Sgen-CFDT boycottera) entérinera la (non) répartition des postes (‑40 pour les écoles, - 15 administratifs, -226 pour les lycées (LEGT) et collèges).

Ardèche : - 34 élèves = - 16 postes
Drôme : + 263 élèves = 0 poste
Haute-Savoie : + 813 élèves = + 1 poste
Isère : + 719 élèves = + 1 poste
Savoie : + 113 élèves = - 26 postes

Pour les écoles, le nombre d’élèves par classe va atteindre des seuils intolérables, et ce surtout en maternelle ! Un des critères pour calculer le nombre de postes à supprimer dans chaque département est le taux d’emplois non affectés en classe hors remplacement. Cela signifie que plus les départements ont une forte proportion d’emplois tels que les décharges de direction, RASED, psychologues scolaires, conseillers pédagogiques..., plus on leur supprimera de postes ! Il faut s’attendre à des départs massifs d’élèves vers le privé. Le gouvernement nous expliquera que l’équation 1 enseignant = 1 classe avec beaucoup d’élèves est largement suffisante pour conduire à la réussite tous les jeunes de notre pays !

Pour le second degré, la situation est tout aussi catastrophique. Dans les collèges, c’est la saignée : 147 équivalents temps plein (ETP) sont supprimés alors qu’il y a 1 669 élèves supplémentaires. La mise en oeuvre de la réforme du lycée est aussi compromise par la baisse des moyens alloués (79 ETP en moins pour 334 élèves en plus).

Le Sgen-CFDT dénonce la poursuite de cette politique comptable de restrictions qui lamine littéralement le système public d’éducation et qui détourne l’esprit de la LOLF : le rectorat, responsable du Budget opérationnel de programme académique (BOPA), ne détermine plus les clés de répartition des moyens mais celles des suppressions de postes !

tiré du bulletin de l’Union départementale CFDT de Haute-Savoie



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Imprimé à partir du site Sgen-CFDT de l’académie de Grenoble, http://cfdt.alpviv.org le 12/12/2019