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Publié le 15 juin 2011, modifié le 13 avril 2013

Budget et suppression de postes : la casse doit cesser !

Miroir aux alouettes ou politique irresponsable ?

Nicolas Sarkozy s’est rendu ce mardi 21 juin 2011 dans une école primaire pour annoncer un moratoire sur les fermetures de classes dans le primaire en 2012, mais dans ce faux pas en avant, il ne revient pas sur le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite. D’ailleurs, 14 000 suppressions de postes sont annoncées pour cette année 2012.

C’est bien sur la politique dogmatique de la RGPP qu’il faut revenir ! Dans toute la Fonction publique, les personnels souffrent au travail. Dans tous les corps de l’Éducation nationale, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant enretraite a des conséquences désastreuses.

« Nous n’avons plus beaucoup d’enseignants en surnombre dans le premier degré » disait Luc Chatel récemment. Autant avouer qu’on a atteint l’os et qu’on ne peut plus que le ronger.

Pour le Sgen-CFDT, il est impossible d’entendre parler de la suppression de postes des personnels spécialisés (RASED ou autres), des remplaçants, des maîtres formateurs, qui réduirait le premier degré dans un grand retour en arrière, à la conception d’un maître, une classe.

On ne peut pas diriger un ministère simplement avec une calculatrice, et pourtant les ministres successifs de Sarkozy l’ont fait...malheureusement, de logique il n’est pasquestion puisqu’il s’agit bien évidemment d’une annonce électoraliste.

Cette décision, toute provisoire, puisqu’elle ne concerne que la seule année 2012 ne ménage pas le service public, ses usagers et ses personnels. Alors, où supprimera-t-on les 14 000 postes l’an prochain ?

De deux choses l’une :

  • ou, les suppressions de postes maintenues dans les annonces ne concerneront pour l’essentiel que le second degré, c’est-à-dire le collège, compte tenu des engagements pris sur les lycées et alors c’est une décision irresponsable quand on connait les déjà difficiles conditions de travail et d’enseignements, le mal vivre des élèves et des personnels, l’inacceptable échec scolaire à ce niveau d’enseignement …
  • ou, les suppressions de postes concerneront aussi le primaire et l’annonce présidentielle ne fait qu’anticiper le discours ministériel renvoyant aux échelons académiques et départementaux les choix douloureux, comme le laisse entrevoir la manœuvre du gel de postes dans le 1er degré en 2011 pour les supprimer en 2012.

Cet épisode montre que le gouvernement ne peut plus assumer ses choix. Pour sa part, le Sgen-CFDT reste mobilisé pour obtenir la fin des suppressions de postes en s’appuyant sur la prise de conscience dans l’opinion publique des conséquences de cette politique purement comptable.

Le 22 juin 2011


Budget et suppression de postes : la casse doit cesser !</h3 Depuis l’entrée en vigueur de la règle de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite en 2007, l’institution a commencé par supprimer quantité de postes « hors classe », en cassant les réseaux d’aide, les 16 000 postes de stagiaires, les remplacements, les moyens des associations complémentaires.

Luc Chatel en fait même une fausse évidence quand il déclare : « Il y a 5 800 enseignants du premier degré qui ne sont pas devant les élèves, donc nous allons supprimer ces postes-là ».
  • Il est quand même effarant que le ministre de l’Éducation nationale fasse comme si ces postes ne servaient à rien !
  • cela démontre une conception de l’école que le Sgen-CFDT dénonce fermement : l’école ce n’est pas un maitre, une classe mais un lieu d’échange, de travail en équipe !

    La casse doit cesser : mobilisons-nous le 27 septembre !



    Télécharger le tract La casse doit cesser !(pdf - 1Mo)

    Lire aussi :
    En grève.



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Imprimé à partir du site Sgen-CFDT de l’académie de Grenoble, http://cfdt.alpviv.org le 12/12/2019