Vous êtes ici : Accueil (Ardèche) > Evaluation : pourquoi le Sgen-CFDT entre dans les négociations
Article
Publié le 5 décembre 2011, modifié le 24 juin 2013

Evaluation : pourquoi le Sgen-CFDT entre dans les négociations

L’objectif du Sgen-CFDT est de faire évoluer le système à travers la négociation. Dans le cadre du projet sur l’évaluation, le projet initial est suspendu et les négociations sont ouvertes. Dans ces conditions, maintenir l’appel à la grève nous semble être une posture qui n’a plus de sens...



Le Sgen-CFDT a-t-il trahi l’intersyndicale en demandant et obtenant des négociations ?

NON

Nous combattons depuis des décennies les modalités actuelles de l’évaluation (inspection individuelle et notation notamment) : le projet ministériel ne nous convient pas mieux.

Parce que ce sujet est exactement de ceux qui doivent donner lieu à négociation entre l’employeur et les représentants des personnels, nous avons demandé des négociations, dès l’annonce du projet par le ministère, en nous appuyant sur le cadre légal qui en fait obligation dès lors qu’un préavis de grève est déposé.

Nous avons fait préciser cette exigence dans le texte d’appel à l’action de l’intersyndicale : « Les organisations condamnent ces projets que le ministère veut imposer dès la rentrée 2012. Désormais il est de la responsabilité du Ministère de mettre un terme à ce conflit en retirant ce texte et en ouvrant de véritables négociations sur cette question. »


Une négociation sera-t-elle, dans le contexte, plus efficace que la grève ?

C’EST LE PARI DU SGEN

Soyons clair : notre volonté de négocier et de rénover le dialogue social n’est pas partagée par tous, loin de là.

Qui plus est, toutes les organisations représentatives sont invitées à négocier. Avec les négociations, nous pouvons espérer infléchir les propositions et pourquoi pas parvenir à une situation améliorée par rapport à l’existant.

Si nous ne sommes pas satisfaits, nous aurons toujours la possibilité de ne pas signer l’éventuel protocole d’accord qui serait issu de ces négociations, voire de recourir à l’action, mais cette fois dans de meilleures conditions parce que l’exposé des positions de chacun aura permis à nos collègues de mieux percevoir les enjeux précis.


Le calendrier politique a-t-il des incidences sur ce dossier ?

OUI

Chacun sait que les élections présidentielles et législatives peuvent confirmer ou défaire toutes les décisions gouvernementales actuelles.

Avec le cycle de négociations qui s’ouvre, le calendrier de ces élections sera d’autant plus rapproché des décisions quelles qu’elles soient, ce qui donne du temps pour convaincre les politiques et permet plus facilement de se tourner vers le nouveau gouvernement pour en appeler de décisions que nous estimerions néfastes.

Le gouvernement a cédé sur l’ouverture de négociations car il a sans doute été un peu pris à son propre piège : répéter partout que la discussion est ouverte et refuser une demande officielle d’ouverture de négociation n’était pas vraiment cohérent (sans doute la demande du Sgen-CFDT a surpris, nous n’avons fait pourtant qu’appliquer la Loi).

Le dialogue social peut certes être un argument électoral au candidat Sarkozy, mais il sera sans soute moins efficace qu’une défaite en rase campagne sur un sujet impopulaire des syndicats de l’Education nationale.




Cet article a reçu 987 visites.

Imprimé à partir du site Sgen-CFDT de l’académie de Grenoble, http://cfdt.alpviv.org le 23/10/2019