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Evénement : le 30 janvier 2014 -Publié le 30 janvier 2014, modifié le 30 janvier 2016

CTSD Drôme

Déclaration liminaire du Sgen-CFDT

Madame la Directrice Départementale des services de l’Education Nationale,

Nous allons examiner aujourd’hui la répartition des moyens entre les collèges de la Drôme pour la rentrée scolaire 2014-2015. Cette rentrée se fait dans un contexte de poursuite de la refondation de l’école dans lequel le ministère de l’éducation nationale a été sanctuarisé si on peut s’exprimer ainsi, l’Etat poursuivant sa politique de rattrapage des postes détruits par l’ancienne majorité. Cette année l’académie de Grenoble voit sa dotation augmenter de 343 E.T.P, ce qui est loin d’être négligeable. Pour le seul second degré c’est 161 ETP en plus dont 61 en HSA , même si cette forte proportion d’H.S.A est regrettable.

Avant d’aborder la question des moyens pour le collège, j’aimerais vous interroger sur une question liée à la carte scolaire. Le CTA a acté la fusion des 2 établissements valentinois, le lycée Algoud et le Lycée Laffemas pour n’en faire plus qu’un le lycée Algoud-Laffemas. Jusqu’à présent le lycée Algoud ne dépendait pas de la carte scolaire. A cette fusion vient s’ajouter l’ouverture en 2016 du collège de Beaumont-lès-Valence, les élèves Beaumontois étant scolarisés auparavant au collège Paul Valery. La carte scolaire des collèges est une compétence du Conseil général qui a commencé une concertation sur cette refonte ; mais celle des Lycées dépend de la DSDEN. Ces 2 éléments auront une répercussion sur le recrutement de certains lycées valentinois, notamment Camille Vernet. Est-il prévu une discussion et une réflexion sur cette question ? Selon quel calendrier et quelles modalités de concertations ?

Pour en revenir à la répartition des moyens pour le département de la Drôme. A la rentrée prochaine, il verra ses effectifs en collège augmenter de 1,1 % et en S.E.G.P.A de 5,7 %. Pour y répondre le rectorat a alloué 22 ETP supplémentaires, 15 au titre de l’augmentation démographique et 7 au titre de la prise en charge de la difficulté sociale et scolaire dans les collèges qui ne sont pas classés en RRS. Nous aimerions donc connaître les établissements qui vont bénéficier de cette attention particulière à la rentrée prochaine, et la forme que va prendre cette attention particulière.

Sur la répartition des moyens sur la Drôme, on ne peut que constater que l’apport supplémentaire de moyens ne permet que le maintien du taux d’encadrement, voir une légère augmentation la moyenne passant de 25, 55 à 25, 72 et pour les trois collèges en RRS elle reste élevée à 23.96.

On peut cependant se satisfaire de la baisse globale du taux D’H.S. A passant de 6.5, à 5.9, c’est là un point plus que positif d’autant plus qu’au niveau académique le taux d’H.S.A reste élevé à près de 8.1% en collège et 9.2 % en S.E.G.P.A.

Oui la priorité doit être donnée aux élèves les plus défavorisées et les plus en difficultés, les plus fragiles cependant dans les documents transmis on ne peut que s’étonner et contester la politique à l’égard des S.E.G.P.A. Celles-ci sont confrontés à une augmentation importante de leur effectif, les effectifs prévisionnels passant de 557 à 619 élèves soit une augmentation de près de 11 % mais cependant leurs moyens diminuent, c’est 3 divisions en moins pour la rentrée 2014 et 55,7 heures en moins. N’y a-t-il pas là une incohérence dans la politique en faveur des élèves les plus fragiles ?

Au-delà des chiffres, des postes rétablis et leur répartition, la politique éducative ne peut se réduire à cette seule composante, elle est certes un moyen mais pas une fin en soi, la véritable refondation de l’école passera par des réformes de structures, par une redéfinition du métier d’enseignant qui doit s’adapter au XXIème siècle et dépasser les conceptions du siècle passé tout en préservant ça va de soi et en prenant en compte le progrès social pour les personnels.

C’est par la mise en œuvre d’un politique ambitieuse pour les élèves les plus fragiles et pas un saupoudrage de moyens et donc la prise en compte de la difficulté sociale et scolaire ; c’est par la refondation du collège autour de la maîtrise du socle commun de connaissances, de compétences et de culture et celle du lycée avec des parcours plus flexibles corrigeant la rigidité et la hiérarchisation actuelles des séries et s’inscrivant dans la perspective d’un continuum bac-3/bac+3 qu’on améliorera la réussite des élèves et les conditions de travail des personnels. Le Sgen-CFDT affirme une nouvelle fois que des chantiers structurels doivent se poursuivre ou s’ouvrir et y prendra pleinement sa place.




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Imprimé à partir du site Sgen-CFDT de l’académie de Grenoble, http://cfdt.alpviv.org le 14/11/2019