ACADEMIE DE GRENOBLE
Appel pour l’école publique
Les fédérations de l’Education FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Éducation se sont réunies le 12 septembre. Elles confirment leur analyse de la politique menée en matière d’éducation et de ses conséquences tant pour le service public d’éducation et la réussite de tous les jeunes que pour ses personnels (emploi, précarité, salaires, conditions de travail, ...).
Elles considèrent comme primordial de construire sur la durée une campagne d’opinion avec les fédérations de parents, les syndicats lycéens et étudiants, les associations complémentaires et mouvement pédagogiques ; c’est dans cet esprit qu’elles participeront à la prochaine réunion commune de ce groupe.
S’agissant de leur responsabilité propre elles appellent leurs organisations locales à se réunir dès maintenant pour engager une campagne d’explication et de mobilisation en direction des personnels visant à construire une action à caractère national et à débattre avec eux des modalités. Elles les appellent à faire remonter les informations et la teneur de ces débats et se retrouveront régulièrement au niveau national pour faire le point et préciser les initiatives qu’elles prendront. Elles décident d’ores et déjà de travailler à une semaine d’actions au moment du vote du budget.
Motion de défiance A lire et à faire adopter par les Conseils d’école, les CA des EPLE, les CDEN, les CAEN (Open document, 11ko).
Appel pour l’école publique
Nous le disons avec conviction : améliorer la réussite scolaire des jeunes, il n’y a rien de plus urgent !
Aider efficacement les jeunes les plus en difficulté, former les enseignants pour cela, bloquer le développement des inégalités sociales et le danger que représenterait l’instauration d’une école à deux vitesses, ouvrir un avenir positif pour les jeunes, rien de plus difficile, rien de plus compliqué sans doute mais rien de plus indispensable pour les jeunes, pour nous, pour l’avenir du pays.
C’est autour de cet objectif que, dans la diversité de nos organisations représentant toutes les composantes de la communauté éducative, de façon inédite sans doute, nous avons décidé de nous rassembler aujourd’hui.
Comment avancer avec, comme postulat, des réductions budgétaires drastiques ?
Aux questions que nous nous posons, la suppression de 11 200 emplois dans l’Education nationale, s’ajoutant aux milliers déjà subis, est la seule réponse dont il faudrait nous contenter. Elle est inacceptable.
En lançant cet appel, nous voulons aujourd’hui, devant l’opinion, interpeller le gouvernement, le président de la République. Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cÅ“ur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix, un autre budget, une autre politique.
Nos organisations s’engagent à mener en commun une campagne d’explication et de sensibilisation de l’opinion. Elles se retrouveront pour envisager la suite à donner à leur action autour d’une initiative d’ampleur nationale.
Tract à télécharger (pdf, 108ko).
Lettre ouverte au président de la République à signer en ligne.
11 200

Après quelques semaines d’un mauvais feuilleton estival, l’annonce est tombée : ce seront 11 200 suppressions de postes pour l’Éducation nationale en 2008.
Après plusieurs années de purge qui l’ont singulièrement affaiblie, l’Éducation Nationale subit maintenant une véritable saignée. Où est la rupture annoncée ? Où est l’ambition pour le système éducatif ?
Dans le cadre de l’interfédérale de l’Education Nationale qui se réunira le 30 aoà »t prochain dans ses locaux, le Sgen-CFDT prendra toute sa part dans l’organisation de la mobilisation et de la riposte nécessaire : l’École de la réussite pour tous ne pourra se bâtir avec une telle politique budgétaire.
Tract fédéral à télécharger (pdf, 525ko).
Agir à la hauteur des menaces
L’Education nationale pourrait subir, à la rentrée 2008 un retrait de postes inédit. Les chiffres évoqués porteraient sur 17 000 emplois supprimés, s’ajoutant aux milliers de suppressions de ces dernières années. C’est une nouvelle attaque contre l’Ecole qui marquerait une nouvelle étape dans la dégradation, d’une ampleur jamais atteinte, du service public d’éducation.
Les conditions d’encadrement et d’enseignement atteindront un point critique. Les établissements les plus fragiles verront leurs difficultés accrues, les inégalités s’accentueront. L’offre de formation sera réduite, l’objectif de la réussite de tous les élèves compromis. Les personnels verront leurs conditions de travail se dégrader un peu plus et la précarité s’accentuera encore.
Les fédérations UNSA Education, FSU, SGEN-CFDT, FERC-CGT, FAEN dénoncent ce mauvais coup supplémentaire porté à l’Ecole publique. Elles appellent à réunir les conditions d’une mobilisation de grande ampleur dès que possible dans le courant du premier trimestre. Dans cette optique, elles décident d’organiser, avec les personnels, au plus près du terrain, les réunions nécessaires pour les informer et construire, avec eux, cette mobilisation. Elles décident de solliciter les organisations du monde éducatif (organisations d’élèves, d’étudiants, de parents d’élèves et associations) pour agir ensemble à la hauteur des menaces qui pèsent sur le service public d’éducation.
Les fédérations UNSA Education, FSU, SGEN-CFDT, FERC-CGT et FAEN réaffirment leur attachement au respect du droit de grève. Elles dénoncent l’utilisation faite par le gouvernement de l’argument du service minimum qui sert à masquer la réalité des problèmes.
Bas les masques
L’annonce brutale de 10 000 suppressions à la rentrée 2008 est révélatrice :
- révélatrice par son ampleur ;
- révélatrice par la méthode : le gouvernement annonce qu’il veut discuter sur le métier enseignant, qu’il veut une prise en charge des "orphelins de 16 heures" ... Mais avant toute discussion, la première décision est une coupe brutale des moyens.
Ce qu’on peut attendre d’un gouvernement c’est qu’il aborde les questions de l’Ecole d’abord par le service rendu aux jeunes et aux familles.
Clairement, pour ce gouvernement, la question de la réussite des jeunes passe après la volonté de réduire le budget de l’État, qui plus est pour financer des cadeaux fiscaux injustes.
Le Sgen-CFDT s’élève vigoureusement contre cette décision qui augure très mal des discussions à venir.
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